Mœbius 152 — « Sel », « cheveux la critique »

Dirigé par Roxane Desjardins et Jean-Michel Théroux
Février 2017

Liminaire

1. La critique vit, elle frise, elle contamine; on la coupe, on l’épouille, mais elle marque. Elle pousse sur l’art. Elle suit les modes, ou son naturel, elle vieillit, se fait rare ou blanchit. Comment penser l’enracinement de l’art dans la critique, de la critique dans l’art : biographèmes de rencontres critiques qui marquent une vie, petites histoires de corps-à-corps avec la critique haïe et désirée, séjours de haine salée qui fait écrire? Certaines œuvres commencent « contre ».

2. Ou encore. Que devient sel lorsqu’enserré entre des guillemets? Les mots changent-ils de valeur quand on les additionne? Que fait le sel aux cheveux à la critique, quelles images peut-on créer quand on décloisonne les sens? Que peut faire la typographie que le verbe ne peut pas?

Sommaire

fiction

Clémence Dumas-Côté, « Nita Monk »
Alexis Trudeau Lafleur, « Est finie elle-là »
Florent Coeffic, « Dear Nicola »
Lyne Gareau, « Les Presses du Diable »
Evelyne Belliard, « Échobiographie »
Mario Cyr, « Chute de l'arbre en forêt »

poésie

Camille Readman Prud'homme, « Lettre à propos de chercher les crêtes »
Emily Alberton, « Girl in a wetsuit »
Simon Brown, « L'usage hésite »

les yeux fertiles

Aurélien Leif, « La peau sans grain »
Mathilde Savard-Corbeil, « Des musées et des volcans »
Jean-Simon DesRochers, « Vingt et un fragments autour du sentiment du réel »

lettre à un écrivain vivant

Jean-Philippe Baril Guérard, « Lettre à Michel Houellebecq »