Prix du public

En 2017, le Prix de la bande à Mœbius devient le Prix du public – Mœbius! Ce prix, qui récompense le meilleur texte paru dans la revue au cours de l’année, est désormais entre les mains des lectrices et des lecteurs.

 

Félicitations à Benjamin Gagnon Chainey qui a remporté le Prix du public – Mœbius 2017 avec son texte « Full moon », publié dans le numéro 155 (automne 2017) de la revue!

 

Tous les textes finalistes sont diffusés en ligne. Pour les (re)lire, cliquez sur les titres ci-bas.

 

Finalistes 2017

 

« Des musées et des volcans » de Mathilde Savard-Corbeil (numéro 152)

 

Essai, carnet de lecture et de déambulation ou confidence intime? Le texte de Mathilde Savard-Corbeil est une savante exploration de la critique et de ses possibles. De Giono à Stendhal, de Nietzsche à Ingrid Bergman, la cartographie ainsi esquissée repositionne la critique dans ses origines sensibles, et amène le lecteur à la considérer comme « une résurgence de l’instant où l’on était là, devant elle, la sublime, l’œuvre ». La respiration d’une vocation trop souvent déconsidérée.

 

Clarence Collinge-Loysel

Librairie Monet, Montréal

« Les amours industriels » de Maxime Cayer (numéro 153)

 

« Les amours industriels » rappellent les fins prématurées où la ritournelle des échecs nous délivre du don de soi. Dans une langue à l’élégance des statues, Maxime Cayer dresse le portrait de ces amours aux dates de péremption, de leurs désillusions et de leur réalité partagée : « Nous sommes des narcisses fanés depuis des siècles sous un même soleil. »

 

Alexandra Guimont

Librairie Fleury, Montréal

« La démolition du piano » de Nathalie Boisvert (numéro 154)

 

« La démolition du piano » génère une émouvante reconnaissance du caractère violent et rémanent de la nostalgie. L’imbroglio de nos existences entrelacées y est traduit avec une puissance d’évocation peu commune tandis que la forme et le fond fusionnent à la perfection et participent du même éclat incisif!

 

Olivier Boisvert

Librairie Marie-Laura, Jonquière

« Les enfants bleus » de Carl-Keven Korb (numéro 154)

 

Dans « Les enfants bleus », on assiste à la sortie de scène d’un interprète qui s’arrache la peau et s’échappe lentement vers un quotidien somnambule. « Le jeu, la scène, la scène comme ultime ressource […] il y a urgence soudain urgence toujours et les mouvements adviennent, s’imposent. » C’est ainsi que l’écriture fulgurante de Carl-Keven Korb fascine à travers son goût pour les murmures et pour l’hallucination qui, comme un film, défile avec « sous la scène, des pièges, toujours plus de pièges ».

 

David Cantin

Coop Zone, Québec

« Full moon » de Benjamin Gagnon Chainey (numéro 155)

 

« Full moon » rappelle la douce folie intelligente de Beckett ou de Ionesco, et propose un dialogue complètement éclaté entre un médecin et son patient. Dans ce texte, Benjamin Gagnon Chainey s’amuse avec les mots et leur sens, un jeu audacieux qui permet de saisir l’ampleur de sa réflexion créative et de son travail d’écriture. « Full moon » est un délire fascinant qui propose une atmosphère vaporeuse et troublante alors que les repères narratifs habituels sont ébranlés.

 

Marie-Pier Tremblay

Librairie Boutique Vénus, Rimouski